Voici encore un digne représentant de la riche famille phytothérapique et aromathérapique des Labiées. Le Romarin, comme le thym, la sarriette, la sauge, la menthe ou la mélisse, est une plante aux nombreuses vertus et à l’arôme très parfumé, ce qui va lui conférer de multiples usages.

C’est tout d’abord l’une des meilleures plantes stimulantes et tonifiantes, utile en cas de rhume et grippe, pour les convalescents et surmenés. Cette action stimulante agit aussi sur la sphère digestive, d’autant plus que le romarin stimule les fonctions hépatiques. Il calme ainsi les crises de foie, et est en même temps un bon nettoyant de l’organisme, pour se débarrasser par exemple des toxines liées au tabac, à l’alcool, à une alimentation trop lourde.

Son action tonifiante en fait aussi une plante qu’on recommande pour prévenir le vieillissement.

Par ailleurs, le romarin est un très bon antispasmodique, qu’on utilisera en cas de coqueluche, asthme ou vomissements nerveux.

En usage externe, la décoction de romarin dans le vin s’emploie avec utilité contre les entorses, foulures, plaies et ulcères.
Le romarin fait partie de la recette de l’Eau de la Reine de Hongrie, célèbre elixir qui aurait assuré à sa propriétaire une protection contre les rhumatismes et les traces de l’âge. Les extraits de romarin ont en effet des propriétés antioxydantes, astringentes, antispeptiques et régénératrices.

En cuisine, il trouve naturellement sa place dans les viandes et les gibiers, les plats de poissons ou légumes auxquels il apporte une petite note provençale. Les Italiens l’utilisent pour arômatiser le riz. Le romarin parfume aussi avec bonheur les tisanes, raison de plus d’en faire une plante compagne de 1er choix.

Au jardin, le romarin se plait facilement mais, plante du midi, il lui faut sa juste dose de soleil.